Des journalistes apprennent  les bases du factchecking à Kpalimé  

Des participants en travail de groupe

L’atelier de formation des journalistes sur le factchecking organisé par le Centre d’Observation et d’Analyse du Web (COAWEB), initiateur du média de vérification des faits Togocheck a pris fin, ce vendredi 5 avril à Kpalimé, à 120 Km au Nord de Lomé. Les participants venus des régions Maritime et Plateaux sont repartis satisfaits.

La rencontre qui a réuni pendant deux jours 15 professionnels des médias publics et privés a été l’occasion de les former entre autres sur les types de fausses informations, les techniques et outils d’identification et de vérification des fausses informations et aussi sur les ressources nécessaires et la démarche pour rédiger un article de factchecking. Des travaux de groupes tenus au cours des séances ont permis aux participants de mettre en pratique les enseignements reçus et d’assimiler par la même occasion la méthodologie de vérification d’une fausse information. Ces derniers sont désormais capables de faire une analyse critique des sources et chercher des preuves pour une information de qualité.

Noel Tadegnon remettant une attestation à un participant

“Un journaliste a déjà des outils, des armes pour lutter contre ces fausses informations. Dans la pratique au quotidien nous vérifions les informations, nous les sourçons. Dans la pratique du journalisme on a toujours dit qu’une source unique est une source inique “, a déclaré Noel Tadegnon, Vice -président du COAWEB.

Bilan positif

Participants et organisateurs, sont satisfaits de ces deux jours de formation. L’objectif a été atteint et les participants ont été réactifs.  “Nous avons remarqué l’engouement des participants qui ont porté un réel intérêt aux différents modules que nous avons déroulés; on sentait leur soif d’apprendre et ça a rendu la formation interactive et contribué à son succès. Ils ont participé aux travaux de groupe, et mis en pratique ce qu’ils ont appris;  ils ont réussi en deux jours à rédiger un article de factchecking, nous sommes vraiment satisfaits;” a souligné Sika Gnagniko, coordinatrice de Togocheck.

Sika Gnagniko remettant une attestation à un participant

“ Périodiquement si on peut avoir ces genres de rencontre entre les professionnels des médias, ça va nous aider à bénéficier des outils pouvant nous permettre de distinguer la vraie information de la fausse, afin de donner la bonne information à nos lecteurs”, a indiqué Towgouya Awi, journaliste à Togo Presse.

Il est soutenu dans ses propos par PEWILI Essowazam, journaliste à Radio Maranatha à Assahoun dans la préfecture de l’Avé.

“J’ai retenu beaucoup de choses mais surtout en tant que journalistes nous devons avoir un esprit critique, à chaque fois que nous avons une image ou une information nous devons douter en premier lieu et aller à la recherche de la vraie information. Avant cette formation, pour vérifier une information, on s’appelait entre confrères pour savoir si l’information était vraie ou pas et cela nous induisait en erreur. Mais aujourd’hui avec ma rédaction nous allons mettre en pratique tout ce que nous avons appris; ”  a-t-elle dit. 

Vue partielle des participants

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet “promouvoir la liberté d’expression et des médias et protéger les défenseurs des droits de l’homme au Togo” initié par l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) en collaboration avec l’Institut PANOS Afrique de l’Ouest (IPAO) et le Réseau Inter Africain pour les Femmes, Médias, Genre et Développement (FAMEDEV), avec l’ appui de l’Union Européenne.

Après  Kpalimé, un deuxième  atelier se tiendra à Kara et réunira des professionnels des médias des autres régions du Togo.

A terme le COAWEB compte mettre en réseau tous les bénéficiaires de cet atelier pour poursuivre les échanges, maintenir un suivi régulier, renforcer les acquis et augmenter leurs compétences afin qu’ils deviennent armés pour lutter efficacement contre la désinformation.

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